Face à la crise d'asthme
Les crises d’asthme sont responsables d’environ 200 000 consultations aux urgences et de 100 000 hospitalisations chaque année en France. Malgré l’efficacité des médicaments, on compte encore près de 2 000 décès annuels. Sachez éviter les complications !
Même modéré, l'asthme peut par ses crises prendre des allures d'urgence, pour peu que la maladie soit devenue instable, au gré des différents facteurs qui la font évoluer : virus, allergènes, environnement, oubli du traitement de fond, etc.
Doublement des allergies depuis 15 ans
Depuis plusieurs années, l'asthme et les maladies allergiques constituent une véritable priorité de santé publique. En France, près d'une personne sur cinq souffre de maladies allergiques (asthme, rhinite, eczéma, urticaire, choc anaphylactique, allergies médicamenteuses, allergies alimentaires…) et près de 5 % de la population souffre d'asthme. Depuis 15 ans, ces maladies ont doublé dans les pays à haut niveau de vie. Malgré différentes hypothèses, les causes exactes de ce phénomène restent à déterminer : diversification alimentaire, rôle des infections, rôle des allergènes domestiques, thèse hygiéniste, rôle possible de la pollution…
Ainsi dans le cadre du colloque "Asthme et allergies respiratoires" organisé par la Direction Générale de la santé, le Dr Laure Com-ruelle déclarait que "cette augmentation semble être due en partie à l'évolution de l'hygiène (en particulier habitat) et de la médecine (notamment l'usage des antibiotiques qui diminue la stimulation du système immunitaire).
Pour y répondre, des actions doivent être menées pour le contrôle de l'environnement et l'éducation du patient et de sa famille".
Il apparaît aujourd'hui que les progrès médicamenteux ne permettent pas d'abaisser le nombre de décès occasionnés par l'asthme : près de 2 000 par an. Face à une maladie chronique à gravité potentielle, les experts misent désormais sur l'éducation des malades.
Placer le patient au coeur de la prise en charge
Après avoir focaliser sur la maladie, le traitement comprend aujourd'hui la prise en charge de la maladie mais également la prise en compte du malade dans sa globalité. Les récentes recommandations de l'Agence nationale d'accréditation en santé2 (Anaes) soulignait ainsi que le patient doit acquérir des compétences dans l'évaluation de la maladie, la connaissance des mécanismes d'action et d'utilisation des médicaments et le contrôle de l'environnement.
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