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Pendant la crise, le président de la Société générale engrange des plus values 09/10/2008


Daniel Bouton en janvier dernier au moment de l'affaire Kerviel, ce trader de la Société générale qui a fait perdre 4,9 millions d'euros à la banque. (Benoit Tessier / Reuters)

Le président de la Société Générale, Daniel Bouton, a réalisé une plus-value de 1,3 million d’euros en moins de quatre mois, malgré la chute du titre en Bourse, en revendant des actions de son groupe acquises au titre des stock-options, a affirmé vendredi le site d’informations Mediapart.

«En moins de quatre mois, le président de la Société générale a réalisé 1,3 million de plus-values», assure le site internet qui a effectué ce calcul en se référant notamment aux déclarations obligatoires transmises par M. Bouton à l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de la banque française s’est refusée à commenter «les calculs faits par Mediapart».

Selon le site internet, le président de la banque a, «en toute légalité», commencé il y a quatre mois à revendre des actions SocGen acquises à un prix plus avantageux que le cours de l’action en Bourse au titre des stock-options.

Le 3 juillet, il a ainsi acheté 18.000 actions au prix unitaire de 47,57 euros avant de les recéder le jour même au prix de 55,53 euros, générant une plus-value de 143.280 euros, affirme Mediapart, qui énumère plusieurs opérations similaires réalisées par Daniel Bouton.

Le 2 octobre, il a réalisé «une nouvelle levée de 30.000 options» qu’il a revendues au prix unitaire de 66,03 euros, en y ajoutant la cession de 5.000 actions, poursuit Mediapart, qui chiffre la plus-value ce jour-là à 348.100 euros.

Plombé par la crise financière comme les autres valeurs bancaires, le titre Société Générale a perdu plus de 25% ces six derniers mois à la Bourse de Paris.

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Marché immobilier : «Ce n'est plus une baisse, c'est un effondrement»

INTERVIEW

Le retournement du marché immobilier se confirme. Les derniers chiffres publiés par les notaires et la Fnaim font état d'une forte baisse du nombre de transactions. Pour Michel Mouillart, professeur d'économie à Nanterre, spécialiste du logement et président de l'Observatoire du financement des marchés résidentiels, l'origine de la crise est avant tout financière, et une baisse des prix ne suffira pas à assainir la situation.


Capital.fr : La Fnaim annonce une baisse de 10 à 15% du nombre de transactions immobilières depuis le début de l'année. Les notaires d'Ile-de-France évoquent un recul de 10 à 12% au premier semestre. Etes-vous d'accord avec ces chiffres ?
Michel Mouillart : La Fnaim n'est pas en mesure de produire des chiffres fiables, elle s'appuie surtout sur ce que disent les autres. En revanche, les observations des notaires sont conformes à celles du Syndicat national des professionnels de l'immobilier pour le premier semestre. Entre temps, le SNPI a constaté un violent décrochage des transactions pendant l'été, de 20 à 25%. Une chute confirmée par notre enquête sur la production de crédits immobiliers. Avec un quatrième trimestre du même acabit, l'année devrait s'achever sur un recul des ventes d'environ 20%.

Capital.fr : La crise est-elle plus profonde que celle des années 90 ?
Michel Mouillart : Une telle baisse d'activité n'a pas été enregistrée depuis la Libération. En maintenant l'hypothèse d'un recul de 20%, cela représente 140 000 transactions en moins cette année. Or ce chiffre n'était que de 125 000 pour les années 90, 91 et 92 réunies ! Ce n'est plus une baisse, c'est un effondrement.

Capital.fr : Qu'est-ce qui rend la situation actuelle si atypique ?
Michel Mouillart : Jusqu'à présent, les crises de l'immobilier étaient liées à une faute politique de l'Etat, ou à un coup de folie du marché. Ce n'est pas le cas du retournement actuel, provoqué par les établissements de crédit qui ne peuvent plus prêter d'argent. La crise financière s'est installée depuis le début de l'année. Elle s'est aggravée à partir de juin, quand les banques ont dû augmenter leurs taux d'intérêt. Nous sommes désormais en pleine crise du financement.

Capital.fr : Les niveaux de prix record ont quand même une part de responsabilité dans ce blocage…
Michel Mouillart : Non, car même si les prix ont beaucoup augmenté, la solvabilité des ménages est encore bonne. Depuis dix ans, plusieurs éléments ont contribué à la renforcer, comme la baisse globale des taux d'intérêt, l'augmentation de l'espérance de vie... Il faut se rappeler qu'au milieu des années 90, on empruntait en moyenne sur 12 ans, avec des taux de près de 8%. En outre, de plus en plus de ménages revendent désormais un bien pour en acheter un autre, ce qui a permis au marché de se développer de manière formidable. Mais lorsqu'une crise de financement survient, l'immobilier est doublement pénalisé, car ceux qui ne peuvent plus acheter renoncent aussi à vendre.

Capital.fr : Cette baisse des transactions annonce-t-elle forcément une baisse des prix ?
Michel Mouillart : En étudiant les prix de vente, dans le cadre de l'Observatoire du crédit immobilier, nous savons que les prix ont déjà baissé de 3 à 3,5% depuis le début de l'année. Et ils vont encore baisser. Difficile de faire des pronostics, mais un recul de 5 à 7% pour 2008 paraît raisonnable.

Capital.fr : Y compris pour Paris ?
Michel Mouillart : Le marché parisien est particulier. C'est une ville très convoitée, traditionnellement plus chère. De plus, les acheteurs ont deux fois moins recours au crédit qu'ailleurs et les apports personnels peuvent atteindre 50% du prix de vente. La crise du financement a donc moins d'impact. On peut s'attendre à une baisse des prix, mais pas du même ordre.

Capital.fr : Quelles sont les solutions possibles pour limiter la casse ?
Michel Mouillart : Il faudrait que la BCE renforce ses baisses de taux, et surtout que le marché interbancaire redémarre. En effet, même une baisse des prix ne suffira pas à débloquer les transactions, si les banquiers n'ont pas d'argent à distribuer. C'est ce qui rend cette situation inédite.
capital.fr
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Manque d'argent pour les hélicoptères de l'Otan en Afghanistan

BRUXELLES (Reuters) - Les pays membres de l'Otan ne sont pas parvenus à  rassembler assez de fonds pour envoyer des hélicoptères de combat supplémentaires en Afghanistan en appui à  l'Isaf, apprend-on de source autorisée.

Paris et Londres ont lancé un fonds visant à  moderniser des hélicoptères existants pour leur permettre de s'adapter aux dures conditions de vol dans le ciel afghan.
Selon un haut responsable américain, on pensait récolter assez d'argent pour envoyer entre 30 et 40 hélicoptères supplémentaires en Afghanistan.

"Mais nous n'avons pas obtenu assez d'engagements pour soutenir cette initiative, ce qui veut dire que nous allons encore pâtir d'une insuffisance d'hélicoptères sur un théâtre d'opérations où nous en aurions besoin", a-t-il expliqué lors d'un point de presse sur la réunion à  Budapest des ministres de la Défense des 26 pays de l'Alliance atlantique.

Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a fait part de sa déception. "Les pays de l'Alliance disposent de milliers d'hélicoptères et les alliés ne devraient pas se heurter à  ce genre de problèmes pour trouver quelques centaines d'hélicoptères destinés à  des théâtres d'opérations", s'est-il lamenté lors d'une conférence de presse.
Jeudi, le patron de l'Otan avait invité les Vingt-Six à  redoubler d'efforts pour renforcer les effectifs nécessaires en Afghanistan pour battre les rebelles taliban. L'Otan compte actuellement 50.700 militaires dans ce pays, où les chefs militaires de l'Alliance voudraient déployer 12.000 hommes supplémentaires.
www.capital.fr

Krach historique des Bourses, le G7 publie un plan d'action en cinq points 09/10/2008 04h22


WASHINGTON (AFP) - Paniqués, les marchés financiers ont poursuivi leur chute vertigineuse vendredi, au terme d'une semaine noire, s'enfonçant davantage dans un krach historique et accroissant la pression sur les grands argentiers du G7 réunis à Washington pour trouver un front commun.

Le G7 a publié vendredi à Washington un "plan d'action" en cinq points pour faire face à la crise financière internationale, dans lequel ses membres s'engagent à empêcher toute faillite de banque importante.

"Le G7 a convenu aujourd'hui que la situation actuelle appelle une action urgente et exceptionnelle", indique un communiqué publié au nom du G7 par le Trésor américain.

De Tokyo à New York, en passant par Paris, les opérateurs ont observé, impuissants, la peur et l'irrationnel s'emparer des marchés, affolés par l'absence de perspectives.

La déroute des marchés a accru encore la pression sur la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), qui a débuté à Washington.

La rencontre doit déboucher sur la publication d'un communiqué commun attendu aux alentours de 23H00 GMT et qui sera guetté par la planète entière.

Le G7 étudierait une déclaration de principes et de moyens communs pour sauver les banques et éviter la faillite des plus importantes, selon une source européenne.

Parallèlement, les pays européens semblent enfin prêts à travailler en commun. Un sommet de crise des dirigeants de la zone euro a été convoqué dimanche à Paris afin de "définir un plan d'action conjoint de la zone euro et de la Banque centrale européenne face à la crise financière".

Ni les baisses de taux d'intérêt, ni les opérations massives de soutien aux banques sur fonds publics et les garanties de dépôts décidées par les gouvernements, ni les appels au calme des grands argentiers internationaux n'ont jusqu'ici réussi à endiguer la panique.

Les investisseurs ont fait peu de cas des propos rassurants du président George W. Bush, qui a promis vendredi que les Etats-Unis allaient "résoudre la crise", sans toutefois présenter de nouveau remède.

La Bourse de New York, après avoir déjà plongé de 7,33% jeudi, a limité ses pertes en terminant en recul 1,22%, contre près de -8% à l'ouverture.

La séance a été marquée par une volatilité inouïe sur la première Bourse mondiale.

"Il y a des rumeurs qui indiquent que le G7 pourrait aider" à enrayer la crise, "c'est ce qui a soutenu le marché en fin de séance", a expliqué l'analyste Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Les Bourses européennes ont clôturé en très forte baisse, Londres dégringolant de 8,85% et Francfort de 7,01%. Paris a perdu 7,73%, achevant la pire semaine de son histoire (-22,16% depuis lundi).

Les autres marchés européens -de Madrid à Amsterdam et de Lisbonne à Athènes- ont subi des pertes semblables, tandis qu'à Moscou, les autorités ont préféré ne pas ouvrir les deux marchés, le RTS et le Micex.

Les grandes Bourses affichent des reculs dignes de la définition informelle du krach -une baisse des cours de plus de 20% en quelques jours- qui justifient les comparaisons avec les crises de 1929 et 1987.


"C'est la panique, tout devient absurde, les gens vendent même les vaches sacrées" (valeurs refuges), a témoigné le directeur des ventes de la salle des marchés "Global Equities" à Paris, Xavier de Villepion.

Cauchemar général en Asie également. En clôture, Tokyo a subi une nouvelle chute historique de 9,62%, Hong Kong a perdu 7,2%, Sydney et Manille 8,3%, Singapour 7,34% et Bangkok 9,61%.

Depuis le début de l'année, les principales bourses américaines, européennes et japonaises ont perdu près de la moitié de leur valeur.

L'effervescence boursière tranche avec la paralysie du marché interbancaire, qui manque toujours désespérément de liquidités. Echaudées par les déboires de grands établissements financiers, les banques continuent en effet d'ignorer les injections massives de liquidités par les Banques centrales.

Pour tenter au moins d'endiguer les mouvements spéculatifs qui attisent l'instabilité des marchés, l'autorité boursière italienne (Consob) a pris une mesure radicale en interdisant les ventes à découvert sur les actions (spéculation à la baisse) jusqu'à fin octobre. Le Danemark a voté une loi interdisant également ces ventes de façon provisoire.

Après des semaines de zizanie et d'initiatives en ordre dispersé, les dirigeants européens pourraient se rapprocher d'une initiative commune de grande envergure, faisant écho au plan Paulson de 700 milliards de dollars annoncé la semaine dernière par les Etats-Unis.

"Nous sommes en train de travailler sur quelque chose", sur "la possibilité d'avoir un plan européen" d'action, a déclaré un haut responsable européen, en soulignant qu'il devrait s'inspirer du plan de sauvetage présenté par Londres.

Les autorités allemandes, qui rejetaient jusqu'à présent tout plan de sauvetage global des banques, ont assoupli leur position vendredi soir, ouvrant la porte à une action concertée européenne. "Il faut arrêter avec les solutions au cas par cas", a déclaré le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé à suivre l'exemple du Royaume-Uni dans son plan "révolutionnaire" visant à secourir le système bancaire par le biais de nationalisations partielles.

En attendant, les grands argentiers du G7 réunis à Washington auront du mal à parler d'une seule voix, tant les remèdes pour affronter la crise divergent d'un pays à l'autre.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a d'ailleurs estimé qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que le G7 débouche sur "une réponse harmonisée" qui serait "la même pour tout le monde".

Outre le G7 financier et un possible G8, Washington accueillera à partir de samedi des réunions du G20, rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents, et les réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Le temps presse. La menace d'une contagion de la crise financière à "l'économie réelle" se précise.

La crise du crédit affecte déjà les secteurs du bâtiment et de l'automobile, qui commencent à détruire des emplois, en Amérique du Nord comme en Europe.

Selon des analystes parisiens, la paralysie du marché interbancaire pourrait aussi provoquer des faillites d'entreprises en chaîne.

Autre indicateur des craintes de récession, les cours de l'or noir chutent. Moins de croissance économique signifie moins de demande pour le brut. Le pétrole est passé sous 80 dollars à Londres et à New York, loin de ses records historiques du 11 juillet à plus de 147 dollars.

afp.fr

















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