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Les gestes qui sauvent
   
Les gestes qui sauvent vos vacances

Piqûres d'insectes, fractures, intoxication, maladies, 15 à 64 % des voyageurs sont victimes de problèmes de santé... Rappel des mesures élémentaires de prévention.


JUSTE avant la première vague de grands départs, l'Institut national de veille sanitaire (INVS) a fait paraître « Les recommandations sanitaires pour les voyageurs 2007 », du Haut Conseil de la santé publique. Au sommaire de ce document destiné aux professionnels de la santé, les recommandations de vaccinations et de précautions pour l'ensemble des voyageurs.

Selon les études, 15 % à 64 % des candidats au départ sont victimes de problèmes de santé. Les troubles intestinaux (diarrhée ou turistas) tiennent le haut du classement, suivis par les affections des voies respiratoires, les dermatoses et la fièvre. Toutefois, on relève qu'un certain nombre de problèmes s'ajoutent au tableau épidémiologique classique : mal d'altitude ou des transports, accidents et blessures.

Les modes de prévention sont aussi variés qu'il y a de sortes de contaminations : piqûre d'insecte, consommation d'eau ou d'aliments non sains, contact de la peau avec certains sols humides, relations sexuelles.

Vaccins. Pour tous et quelle que soit la destination, il est indispensable de mettre à jour ses vaccinations, notamment tétanos, poliomyélite, diphtérie, coqueluche et rougeole. Selon la zone visitée, les conditions et la durée du séjour, le voyageur se verra proposer certaines vaccinations indispensables ou complémentaires par son médecin traitant. Celle contre le virus amaril (fièvre jaune) est indispensable quand on va dans la large zone intertropicale endémique d'Afrique et d'Amérique du Sud. L'obligation d'être vacciné peut aussi être requise par certains pays. C'est le cas du Venezuela et de la Côte d'Ivoire. Par ailleurs, au vu de la gravité de la maladie, ce vaccin sera même administré aux femmes enceintes.


Au cas par cas, c'est l'évaluation du rapport bénéfices/risques qui motivera les recommandations du médecin. Les vaccins contre l'hépatite A, la fièvre typhoïde ou la rage (seulement préventif), pour en citer quelques-uns, seront ainsi conseillés à un voyageur qui s'exposera à des conditions d'hygiène précaires ou à un certain isolement. Indépendamment du type de séjour, il est conseillé de s'en préoccuper à l'avance, les délais d'inoculation pouvant être assez variables (par exemple : avant le départ pour l'hépatite A, et deux injections espacées d'un mois pour l'hépatite B).

Les personnes souffrant de maladie chronique ou suivant un traitement médical, conserveront avec elles les documents précisant leur situation de santé, en y incluant les dénominations internationales des médicaments consommés.


Insectes et animaux.
Les moustiques demeurent le principal ennemi des voyageurs. Ils sont en effet les vecteurs du paludisme, de la dengue, du chikungunya, de l'encéphalite japonaise... Pas d'affolement pour autant : le port de vêtements amples et l'utilisation régulière de répulsifs (à même la peau ou en imbibant vêtements et moustiquaires) permettent de réduire l'exposition aux piqûres. Face au paludisme (300 millions de personnes touchées), différents traitements chimioprophylactiques existent selon les pays. Ces derniers sont classés en trois groupes en fonction de la résistance à la chloroquine et au proguanil, deux antipaludiques classiques. D'une manière générale, le paludisme n'est pas présent dans les centres urbains, mais davantage dans les zones sauvages et humides. Comme pour les vaccins, la décision de prescription revient au médecin traitant.

Quant aux risques liés aux rencontres inopportunes avec des animaux tels que chien, chat, rat, etc., la prudence commande de ne pas les approcher, ni de les caresser et d'éviter de se faire mordre. Scorpions et serpents peuvent également s'inviter au voyage : il convient de porter des chaussures fermées, un pantalon long et de secouer ses habits, sacs de couchage et draps avant usage.

Intoxication. Les intoxications peuvent être d'origine alimentaire ou dues à des produits toxiques. Dans tous les cas, il faudra en rechercher la cause afin de prendre les mesures qui s’imposent. Parfois, une même intoxication touche plusieurs personnes. On parle alors de toxi-infection collective.

Les intoxications alimentaires

Elles sont causées par la consommation d'aliments contaminés. Ci-dessous, quelques signes qui peuvent vous mettre sur la piste :

Les nausées et vomissements ;
Les douleurs abdominales ;
La diarrhée ;
La fièvre.

Ces signes peuvent apparaître entre 1 heure et 24 heures après l'absorption de l'aliment contaminant. Vous devez alors consulter au plus vite votre médecin traitant.

Allongez la victime et pensez à conserver les vomissures pour les présenter à votre médecin.
En cas d'intoxication par les champignons, conservez des échantillons de ceux-ci, à des fins d’identification.
Attention, chez l’enfant, une déshydratation peut être la conséquence d’une intoxication alimentaire mal traitée.

Les intoxication par toxiques

Des intoxications par produits chimiques peuvent survenir sur certains lieux de travail ou lors d'accidents domestiques.

En cas d'inhalation de gaz toxique

Si vous vous trouvez en présence d’une victime d’inhalation de gaz toxique, intervenez sans prendre de risque personnel ;

Eloignez la victime du danger et placez là, si possible, à l'air libre ;
Vérifiez sa respiration.

Agissez en fonction de l'état de la victime : Si elle est inconsciente, placez-la en position latérale de sécurité ;

Si elle est en arrêt respiratoire, pratiquez le bouche-à-bouche.

Appelez les secours spécialisés : sapeurs-pompiers

Les intoxications au monoxyde de carbone (CO)


Les intoxications au CO sont fréquentes, parfois dramatiques et surviennent le plus souvent en hiver. Ces accidents sont causés par des appareils de chauffage comme les chauffe-eau, ou les chaudières, défaillants.

Les signes d'une intoxication au CO sont :

Des maux de tête ;
Des vertiges ;
Des nausées ou des vomissements ;
Des troubles du comportement ;
Une somnolence puis une inconscience.

Dans ce cas il faut appeler les secours spécialisés, à savoir les sapeurs-pompiers. Si vous intervenez pour sauver une personne intoxiquée, ne prenez aucun risque et gardez à l’esprit que le CO est inodore.

En cas de somnolence ou d'inconscience, placez la victime en position latérale de sécurité. En cas d'arrêt ventilatoire, pratiquez le bouche-à-bouche.

Outre les informations et conseils de votre médecin, il existe de nombreux sites Internet qui aident à bien préparer son départ (1). Le ministère des Affaires étrangères assure un point d'information complet sur le pays visité (infrastructures, contacts sur place des médecins ou des ambassades...) ainsi que des dépêches de dernière minute pour un état des lieux en temps réel.

 

(1) Ministère de la Santé et des Solidarités : www.sante.gouv.fr (thèmes par classement alphabétique) http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/voyageurs/index.htm (recommandations aux voyageurs). Ministère des Affaires étrangères :(site « conseil aux voyageurs ») : www.france.diplomatie.fr Cimed (Comité d'information médicale) spécialisé en médecine des voyages : www.cimed.org Institut Pasteur : http://www.pasteur.fr INVS (Institut national de veille sanitaire) : www.invs.sante.fr  www.grippeaviaire.gouv.fr
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