LA VILLE DE CASABLANCA
Présentation
La ville de Casablanca a connu plusieurs naissances, toutes liées à l’histoire de son port et à sa position stratégique pour le commerce avec l’Occident. Cité berbère nommée Anfa au Moyen-Âge, elle est complètement détruite en 1468 par les Portugais, qui s’y installent finalement en 1515. Ils la baptisent alors « Casa Branca », du nom de la maison blanche qui subsiste sur les ruines et sert de repère aux marins. Déserte durant près de trois siècles, Dar-el-Beïda (« maison blanche », en arabe) renaît encore à la fin du XVIIIe siècle grâce au sultan Mohammed Ben Abdallah, qui entreprend de la repeupler et érige des fortifications. Mais c’est surtout sous le protectorat français, au début du XXe siècle, que la ville prend sa véritable expansion.
C’est en effet à Lyautey que l’on doit la modernisation du port, les larges boulevards, les jardins publics et les magnifiques bâtiments de style Art déco et hispano-mauresque qui côtoient les immeubles contemporains. Aujourd’hui capitale économique du Maroc, la ville compte plus de 3,5 millions d’habitants et son port est le premier en importance sur le continent africain.
Ville de contrastes, Casablanca allie inspiration orientale et occidentale, tradition et modernité, richesse et pauvreté. Femmes voilées et femmes d’affaires en tailleur s’y croisent aisément, alors que la jeunesse locale envahit les nombreux lieux de divertissements, boîtes de nuit, cafés ou terrasses donnant sur l’océan… Animée et cosmopolite, la métropole est moins pittoresque que les autres villes marocaines, mais offre un patrimoine architectural exceptionnel et une vie nocturne trépidante. Une promenade à pied s’impose pour s’imprégner de son ambiance et découvrir ses plages de sable gris, ses souks colorés et les détails de ses façades.
Pour s'y retrouver sans mal
En avion
L’aéroport international Mohammed V (Office des aéroports, tél. 022-53-48-48, www.onda.ma) se trouve à 30 km au sud-est de Casablanca. Pour rejoindre le centre-ville, le train (ONCF, tél. 090-20-30-40, www.oncf.org.ma) est le moyen le plus simple et le plus économique. En 45 min environ, il vous dépose aux gares de Casa-voyageurs ou de Casa-port. Le bus CTM (tél. 022-54-10-10) vous amène également en ville en moins d’une heure. Les agences de location de voitures sont aussi pour la plupart représentées à l’aéroport Mohammed V.
En taxi
Les « petits taxis » (rouges) ne peuvent sortir de la ville et un maximum de trois personnes peut y prendre place. Les tarifs sont très abordables, mais il faut savoir comment s’y prendre. Assurez-vous d’abord que le chauffeur met bien le compteur en marche. Dans le cas contraire, négociez avant de partir le prix de la course. Les « grands taxis » peuvent vous amener à l’extérieur de la ville et partent du boulevard Hassan-Seghir, près de la gare CTM.
En autobus
Le terminus principal du réseau d’autobus géré par la RATC se trouve place Maréchal, angle place des Nations-Unies et avenue Moulay-Hassan 1er. On peut y obtenir des informations sur les différentes lignes d’autobus.
En voiture
Les conducteurs doivent bien s’accrocher à leur volant! L’anarchie règne souvent dans les rues et le code de la route semble mis à l’index par les chauffeurs casablancais… Si vous voulez conduire malgré tout, la plupart des locateurs de voitures se retrouvent avenue de l’Armée Royale.
Attraits
La mosquée Hassan II (tél. 022-22-25-63) est sans contredit le monument à voir à Casablanca. Ouverte aux non-musulmans, la mosquée est la plus vaste au monde après celle de La Mecque. Chef d’œuvre architectural composé de marbre, de granit, d’onyx et de cèdre peint, elle se dresse sur la mer et comporte un rayon laser qui, du sommet de son minaret de 200 m, indique en permanence la direction de La Mecque. Conçue par l’architecte français Michel Pinseau, elle peut accueillir jusqu'à 25 000 fidèles à l’intérieur et 80 000 sur son esplanade.
La nouvelle médina ou quartier des Habous (« quartier des saints hommes »)est un ensemble pittoresque de petites places, de bazars, d’arcades de pierres, de boulangeries et de cafés. Construit en 1930 par des architectes français pour contrer la pénurie de logements, ce secteur de la ville voulait concilier l’architecture arabe traditionnelle et les règles d’urbanisme moderne. Ses rues fleuries mènent au souk au cuivre, à la Mahakma du Pacha, un ancien tribunal musulman dont la décoration témoigne du savoir-faire ancestral et, en bordure du quartier, au Palais royal, un édifice somptueux qui comprend un jardin intérieur entouré d’arcades.
L’ancienne médina offre un contraste étonnant avec les secteurs plus modernes du reste de la ville. Partie la plus ancienne de Casablanca, elle se compose d’un labyrinthe de ruelles sinueuses, dont certaines témoignent du mode de vie des siècles passés. Face au port, au nord de la médina, vous trouverez d’anciennes fortifications datant du XVIIIe siècle. Longeant les murailles, le marché de la rue Tahar-Lel-Alaoui offre un alignement bigarré d’échoppes de barbiers, d’écrivains publics, de bijoutiers... Derrière la skala (forteresse), offrant une vue panoramique sur la mer, la petite place Sidi-bou-Smara permet de se reposer à l’ombre d’un banian, près du tombeau d’un marabout. En effervescence le jour, le quartier est toutefois à éviter la nuit.
Le Musée du Judaïsme (81 rue Chasseur Jules Gros, Oasis, tél. 022-99-49-40, ouvert du lundi au vendredi de 10h à 17h) se situe légèrement en banlieue, mais une quinzaine de minutes en taxi suffisent pour s’y rendre depuis le centre-ville. Seul musée de Casablanca, il regroupe une collection exceptionnelle de photographies, documents, objets et vêtements traditionnels retraçant l’histoire du peuple juif.
Anfa, quartier résidentiel construit sur une colline surplombant la ville, illustre à travers ses villas fleuries de tous les styles, l’histoire de l’architecture des années 1930 à aujourd’hui. C’est dans un hôtel du quartier que Roosevelt et Churchill décidèrent, en 1943, des stratégies du débarquement de Normandie.
Restaurants
Al-Mounia
95 rue Prince Moulay Abdallah, tél. 022-22-26-69
Cadre typiquement marocain et cuisine locale exquise : le restaurant jouit d’une excellente réputation et possède un somptueux jardin où déguster pastillas, pigeon aux raisins secs ou tajines de viande.
Brasserie La Bavaroise
133 rue Allal-ben-Abdellah, tél. 022-31-17-60
Brasserie propose le meilleur de la cuisine française en sol marocain. Cet établissement chic offre des viandes grillées au charbon de bois, des spécialités de diverses régions françaises et des plats de brasserie comme la choucroute ou les tripes.
Café Maure
Boulevard des Almohades, tél. 022-26-09-60
Situé dans l’enceinte de la skala, le restaurant offre surtout poissons et salades, mais aussi des recettes ancestrales comme la tajine de chevreau. Cadre enchanteur.
À Ma Bretagne
Boulevard de la Corniche, près du marabout de Sidi Abd er-Rahman, tél. 022-36-21-12
Restaurant gastronomique situé face à l’océan, il présente des fruits de mer, poissons (selon l’arrivage du jour) et spécialités françaises. À Ma Bretagne compte parmi les meilleures tables au Maroc.
Snack Amine
22 rue Chaouia, tél. 022-54-13-31
Petit restaurant propre et bon marché offrant paellas, fritures de poisson, fruits de mer. Les portions sont généreuses et le décor de mosaïques, agréable.
La Bodega
129 rue Allal-ben-Abdellah, tél. 022-54-18-42
La Bodega est un sympathique bar à tapas très populaire auprès des jeunes. Il propose une cuisine espagnole et latino-américaine arrosée de sangria. Musique salsa et cocktails.
Rick’s Café
248 boulevard Sour-Jdid, tél. 022-27-42-07
« Piano-bar » qui se veut une reconstitution fidèle du plateau du mythique film hollywoodien Casablanca, Rick’s Café est aussi un restaurant magnifique et très bien situé, face au port. On y sert une nouvelle cuisine aux accents méditerranéens et californiens.
Chez Bennis
2 rue Fkih-el-Gabbas, tél. 022-30-30-25
Pâtisserie traditionnelle très renommée, située dans le quartier des Habbous, Chez Bennis constitue un détour obligé pour les amateurs de cornes de gazelle, fekkas aux amandes et autres desserts marocains.
Parcs et plages
PARCS
Le Parc de la Ligue Arabe permet de fuir l’agitation de la ville… sans trop s’en éloigner. Plus vaste espace vert de Casablanca, le parc est traversé par une allée de palmiers et bordé de terrasses de cafés qui incitent à la détente. Bosquets de fleurs éclatantes, essences d’arbres rares et bassin de nénuphars roses comblent l’œil du promeneur. La silhouette de l’église du Sacré-Cœur, superbe ensemble architectural datant de 1930, se profile au nord-ouest du parc.
PLAGES
La station balnéaire Âïn-Diab, située dans la banlieue huppée de l’ouest de Casablanca, possède une plage de sable fin aménagée. Environnée par les villas, restaurants et hôtels qui longent le littoral et animent le boulevard de la Corniche, c’est un lieu très couru. Si vous ne pouvez trouver de place sur la plage publique, des clubs payants, comme le Miami Plage (tél. 022-79-71-33), offrent accès à la plage, piscines avec toboggans, parasols et équipements sportifs.
Le marabout (mausolée) de Sidi Abd er-Rahman se situe à quelques kilomètres des plages d’Âïn-Diab. À marée basse, les pèlerins peuvent marcher jusqu’au sanctuaire niché sur un rocher. Les non-musulmans sont invités à contempler de plus loin le lieu bercé par les flots, réputé apaiser les victimes de maladies nerveuses ou d’envoûtement.
|